À compter du 1er décembre prochain, les praticiens hospitaliers ne pourront exercer au Togo sans être inscrits au tableau de l’ordre correspondant à leur spécialité. Information donnée par le collectif des syndicats de la santé et des organisations corporatistes du secteur. Dans un communiqué, ils rappellent que l’inscription au tableau de l’ordre, telle que prévue par le code de la santé en vigueur au Togo, constitue une exigence incontournable pour l’exercice légal des professions médicales et paramédicales.
Selon le communiqué signé par Dr Gilbert Tsolenyanu, les textes encadrant les ordres professionnels sont clairs.
Le porte-parole du collectif renseigne à cet effet que l’article 5 de la loi 2004-017 portant création de l’ordre des pharmaciens du Togo stipule que tout pharmacien doit être inscrit sur le tableau tenu par le conseil national de l’ordre, tableau déposé chaque année au parquet général de la Cour d’appel. De même, l’article 4 de la loi 2004-018 exige des chirurgiens-dentistes une inscription préalable sur le tableau établi et mis à jour par leur ordre.
Quant aux médecins, la loi 2004-019 en son article 4 rappelle que nul ne peut exercer sans être inscrit sur le tableau national tenu par le conseil de l’ordre des médecins, ce document étant également affiché au ministère de la Santé et déposé auprès du parquet général.
Le code de la santé, dans son article 163, réaffirme que seuls les médecins et chirurgiens-dentistes inscrits à leur ordre respectif peuvent légalement exercer au Togo. L’article 171 du code de la santé publique précise quant à lui que la même exigence s’applique aux professions paramédicales, lesquelles doivent s’inscrire auprès de leur corporation.
Quid des praticiens hospitaliers paramédicaux ?
Dans l’attente de la création officielle des ordres paramédicaux, le collectif invite l’ensemble des professionnels paramédicaux exerçant sur le territoire à adhérer aux associations corporatives reconnues et à être à jour de leurs cotisations. Ces associations publieront la liste de leurs membres le 1er décembre 2025.
« …Ils disposent d’un délai de deux mois à compter de la publication de ce communiqué. En effet, toutes les associations corporatistes de la santé rendront publique la liste de leurs membres le 1er décembre 2025 », a écrit Dr Tsolenyanu
Au-delà de l’inscription obligatoire aux ordres et associations, le collectif rappelle également que l’adhésion à un syndicat est une exigence légale.
Cette démarche vise à garantir la représentativité des praticiens hospitaliers, à défendre leurs intérêts et à contribuer à l’amélioration continue de la qualité des soins ainsi qu’à la bonne gouvernance hospitalière.
Par ailleurs le collectif met en garde et prévient que les praticiens hospitaliers non inscrits s’exposent à l’interdiction d’exercer. Il invite donc l’ensemble des professionnels de santé à prendre, dans les meilleurs délais, toutes les dispositions nécessaires auprès des structures compétentes pour se conformer à la réglementation.
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