La mairie de la commune du Golfe 4 a remis mercredi un important lot de matériel médical au Centre hospitalier universitaire Sylvanus Olympio (CHU-SO), le plus grand établissement de santé du Togo. Une donation rendue possible grâce à un partenariat inédit avec le Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) de Lausanne, en Suisse, et à l’action déterminée de la diaspora togolaise établie en Europe.
La cérémonie de remise s’est déroulée en présence du maire Jean-Pierre Fabre, accompagné de ses adjoints et collaborateurs, ainsi que du médecin Lieutenant-Colonel Apelete Yawo Agbobli, Directeur Général du CHU-SO, entouré de son équipe administrative et médicale. Un moment solennel, marqué par la reconnaissance et l’espoir de voir les conditions de prise en charge des patients s’améliorer progressivement.
Un don d’origine suisse, porté par la diaspora
Ce matériel, précieux pour un hôpital public en manque chronique d’équipements, provient directement du CHUV, le principal hôpital universitaire du canton de Vaud.
« Ce que nous remettons aujourd’hui est offert par le CHU Vaudois de Lausanne, sur sollicitation de nos compatriotes togolais vivant en Suisse, qui ont mené les démarches nécessaires pour que ce matériel soit transféré à la commune du Golfe 4, afin qu’il soit officiellement remis au CHU-SO », a expliqué Jean-Pierre Fabre.
Un maillon essentiel de cette chaîne de solidarité : la diaspora togolaise, souvent discrète mais extrêmement active dans le développement du pays. Par leur position stratégique dans les institutions sanitaires suisses, des Togolais établis à Lausanne ont permis de mobiliser ces équipements, initialement destinés au recyclage ou à la redistribution, pour les rediriger vers un hôpital qui en a un besoin criant.
Un matériel varié et fonctionnel pour le CHU-SO
Le lot remis est d’une grande diversité et couvre plusieurs besoins du CHU-SO. Il comprend notamment des lits juniors à barreaux et des tables de chevet pour les services pédiatriques ; des perfs sur pied à cinq roulettes, des stéthoscopes, des pinces chirurgicales (Kocher, Babcock, Meary, Pozzi) et des ciseaux Mayo.
On y retrouve également des blouses opératoires, des gants, des masques chirurgicaux, des porte-aiguilles et des pinces hémostatiques. Ou encore du mobilier de bureau et de salle d’attente à savoir : chaises, tables basses, caissons métalliques ou en bois, vestiaires verts, classeurs. Enfin, il y a des paniers de stockage en plastique et en métal, idéaux pour l’organisation des pharmacies et des blocs opératoires.
Un don certes modeste au regard des besoins colossaux du CHU-SO, mais d’autant plus précieux qu’il intervient dans un contexte de pénurie structurelle, où chaque lit, chaque instrument, chaque paire de gants compte.
Une solidarité locale qui s’inscrit dans la durée
La mairie du Golfe 4 n’en est pas à son coup d’essai. Depuis plusieurs années, la commune, dirigée par Jean-Pierre Fabre, s’est engagée activement dans le domaine de la santé, un secteur relevant de la compétence partagée entre les collectivités territoriales et l’État.
« Ce n’est pas un acte de charité, mais un devoir », a insisté le maire, soulignant que la santé est un droit fondamental et que les collectivités ont un rôle à jouer dans sa défense. « Nous ne pouvons pas rester indifférents face à la détresse des malades et à l’épuisement du personnel soignant. »
Ce partenariat entre une mairie togolaise, un hôpital suisse et la diaspora illustre le potentiel des coopérations décentralisées, souvent plus rapides et plus efficaces que les grandes négociations diplomatiques. Il montre aussi que le développement peut passer par des chaînes courtes, humaines, portées par des citoyens engagés.
Le Directeur du CHU-SO, ému, a remercié toutes les parties prenantes : « Ce geste va alléger notre fardeau. Il va améliorer le confort des patients et les conditions de travail de nos agents. C’est un message d’espoir pour tout le personnel hospitalier. »
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