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Togo : les frontières terrestres fermées le 17 juillet

Didier ASSOGBA
3 Min Read
Frontière de Hila-Condji (Archives)

Dans le cadre des élections municipales prévues jeudi 17 juillet, les autorités togolaises ont décidé de fermer toutes les frontières terrestres du pays. Cette mesure, qui durera au moins 24 heures, vise à garantir la sérénité du scrutin dans un contexte sociopolitique tendu.

Dans un communiqué conjoint, les ministères de l’Administration territoriale et de la Sécurité annoncent que la mesure sera effective du jeudi 17 juillet à 00h00 jusqu’à 23h59. Une journée sous cloche, donc, pour un scrutin qui verra l’élection de 1 527 conseillers municipaux dans les 117 communes du pays.

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Frontières terrestres fermées pour raison de sécurité

Selon les autorités, cette fermeture temporaire des frontières terrestres vise à prévenir toute tentative de déstabilisation du processus électoral et à assurer le bon déroulement du vote. « Le scrutin doit se tenir dans la paix, la sécurité et la cohésion sociale », insistent les deux ministres, qui appellent par ailleurs à la « compréhension et à la responsabilité » des usagers des frontières.

Ce type de mesure n’est pas inédit au Togo, où la fermeture des frontières pendant les scrutins nationaux est régulièrement utilisée comme outil de contrôle sécuritaire. Reste que dans un contexte régional marqué par l’instabilité politique et sécuritaire, notamment dans les pays voisins du Sahel, cette fermeture prend un relief particulier.

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Une campagne sous surveillance

La campagne électorale pour les élections municipales s’achève ce mardi 15 juillet à minuit. Depuis deux semaines, quelque 500 listes — issues de partis politiques, de regroupements ou de candidats indépendants — ont arpenté les communes togolaises, dans une campagne plutôt calme, mais sous forte surveillance.

Pour veiller au bon déroulement du scrutin, la Force Sécurité Élection Municipale (FOSEM) a été déployée sur tout le territoire. Forte de 12 000 hommes, cette force mixte composée de policiers, gendarmes et militaires est chargée de sécuriser les bureaux de vote et d’intervenir en cas d’incident.

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Le gouvernement salue d’ailleurs l’engagement « républicain » des acteurs politiques, soulignant que cette diversité de candidatures est un signe de « l’attachement du pays au pluralisme et à la démocratie participative ».

Mais cette journée électorale s’annonce sous haute tension, après les manifestations des 26, 27 et 28 juin derniers, violemment réprimées à Lomé.

Alors que le pays a récemment adopté un passage au régime parlementaire, ces élections municipales sont considérées comme un baromètre du rapport de force politique à l’échelle locale. Le parti au pouvoir, Union pour la République (UNIR), entend y reconfirmer sa domination, tandis que les forces d’opposition espèrent grignoter du terrain dans certaines communes-clés.

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