La situation de la vie chère au Togo préoccupe plus d’un. A la suite des organisations de consommateurs qui donnent de la voix, l’Eglise catholique du Togo tiendra prochainement une rencontre de réflexion sur la situation. Mgr Nicodème Barrigah est à la manette.
L’information vient de l’archevêque de Lomé. a dévoilé l’information sur cette rencontre inédite dans le cadre du bulletin diocésain d’information et de formation de l’archidiocèse de Lomé d’avril 2022.
La rencontre sur la vie chère est actuellement en préparation sur demande de l’Archevêque de Lomé. L’OCDI et le Conseil pontifical Justice et paix sont à pied d’œuvre pour sa tenue. Mgr Nicodème Barrigah indique que la situation actuelle de la cherté de la vie est préoccupante pour les populations, et donc pour l’église aussi.
« En réalité, nous ne sommes pas poussés par des considérations d’ordre politique ou par un désir de revendication. Mais simplement, nous voulons réfléchir avec nos fidèles et nos populations à ce moment assez difficile que nous traversons tous », a clarifié Mgr Barrigah.
L’Archevêque de Lomé note qu’il n’est pas question de rester insensible à la voix de « ses fils et filles » qui vivent dans un contexte de plus en plus précaire.
« Nous n’avons pas de solutions miracles à apporter mais nous ne pouvons pas non plus rester comme indifférents à ces cris de détresse que nous entendons de plus en plus », a-t-il précisé.
Trouver des pistes contre la vie chère
La rencontre de réflexion devra aboutir à des recommandations qui seront formulées par les participants à l’endroit des autorités notamment. On apprend que des pistes de solutions seront également proposées.
Depuis des mois, les togolais font face à une cherté réelle de la vie. Plusieurs produits de première nécessité ont vu leurs prix flambés sur le marché. La situation a été constatée depuis le déclenchement de la pandémie de la Covid-19 dans le pays. Elle s’est exacerbée avec le conflit russo-ukrainien.
Le 28 mars dernier, une nouvelle augmentation des prix des produits pétroliers à la pompe a été décidée par le gouvernement. Malgré les explications des autorités, cette hausse a été perçue comme un coup dur.
Depuis, les associations de consommateurs, dont l’Association Togolaise des Consommateurs (ATC) et la Ligue des consommateurs togolais (LCT) ne cessent d’appeler à des mesures pour accompagner les populations à travers cette dure période.



