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Colloque international sur l’intégration africaine à Lomé

Togo Breaking News
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Du 4 au 6 septembre, Lomé accueille un colloque international sur l’intégration africaine, à l’initiative du centre de réflexion Le Rameau de Jessé. Thème retenu : « Pour l’Afrique de demain : Voix et Voies pour l’intégration ». Une rencontre qui se veut un moment de réflexion collective pour dépasser les slogans et dessiner des perspectives concrètes pour l’unité du continent.

En ouvrant les travaux, le professeur Roger Folykoe, initiateur du colloque, a salué l’engagement des participants venus de plusieurs pays et rappelé l’urgence d’un débat inclusif sur l’avenir de l’intégration africaine. « La question de l’intégration n’est pas un simple concept académique. Elle doit devenir une véritable philosophie d’action au service des peuples africains », a-t-il lancé, donnant le ton d’une rencontre à la fois intellectuelle et militante.

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Des voix fortes pour un débat sur l’intégration africaine

Ce colloque international vise à identifier les causes structurelles des lenteurs de l’intégration, examiner les freins politiques, économiques et culturels, et proposer une philosophie politique adaptée aux défis du XXIᵉ siècle.

Autour de la table, des figures reconnues de la pensée politique et sociale africaine : le professeur Victor Topanou (Bénin), le chercheur Georges Zongo (Burkina Faso) et le professeur Nakpan de l’Université de Kara. Dans une intervention remarquée, Topanou a posé une question qui a immédiatement animé les échanges : « Confédération ou fédération : l’intégration africaine n’est-elle qu’une utopie ? »

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Les débats ont très vite glissé sur la question sensible des frontières héritées de la colonisation. Plusieurs orateurs ont plaidé pour une réflexion courageuse sur leur redéfinition ou, à tout le moins, leur dépassement. « Les frontières africaines, conçues dans les chancelleries européennes, ont fragmenté nos peuples et continuent d’alimenter des tensions géopolitiques. Il nous faut les transformer en espaces de coopération », a insisté un participant.

Entre utopie et pragmatisme

Les intervenants ont insisté sur le fait que l’intégration africaine ne peut se limiter aux grands discours politiques ou aux projets économiques comme la ZLECAF. Elle doit se traduire dans la vie quotidienne des citoyens, par une meilleure circulation des personnes, des biens et des idées.

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« La véritable souveraineté africaine se mesurera à notre capacité à transformer nos frontières en passerelles et non en murs », a résumé l’un des experts, reprenant une formule qui a fait mouche dans l’assistance.

Au programme des prochains jours : panels interactifs, ateliers thématiques et adoption de propositions concrètes pour nourrir les réflexions sur la future gouvernance continentale. Parmi les pistes déjà évoquées, on retient la mise en place d’un fonds panafricain pour soutenir les projets d’intégration ; la création d’un observatoire des frontières chargé de prévenir les tensions transfrontalières ; et l’élaboration d’une charte éthique de l’intégration africaine, destinée à guider les États dans la construction d’une union respectueuse des diversités culturelles.

Lomé, le temps d’un colloque, devient ainsi un laboratoire d’idées pour une Afrique qui cherche à concilier son unité politique et son incroyable diversité culturelle.

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