L’examen du Certificat d’Études du Premier Degré (CEPD 2025) a démarré mardi au Togo. Il mobilise 232 530 candidats à travers le pays. Parmi eux, 115 234 filles et 117 296 garçons, dans une quasi-parité qui témoigne des avancées en matière d’équité scolaire. Mais cette session se distingue surtout par des figures féminines emblématiques, aux parcours singuliers.
À seulement 8 ans, A. Akou Claudine, scolarisée à l’école « Prince Kpodar » dans le Grand Lomé, est la plus jeune candidate du pays. Un cas rare de précocité, qui reflète les dynamiques nouvelles de l’éducation privée.
À l’opposé, K. Akouvi, 25 ans, inscrite à l’EPP Zébévi (région Maritime), incarne une autre forme de persévérance. Revenue sur les bancs de l’école après un long arrêt, elle porte l’espoir de milliers de jeunes femmes désireuses de reprendre leur destin en main.
Mais la doyenne du CEPD 2025 reste A. Akouélé, 75 ans, candidate libre du Grand Lomé. Née en 1950, elle s’inscrit dans une quête de dignité par l’apprentissage, défiant les barrières de l’âge et les attentes sociales.
Ces histoires, toutes féminines, sont le reflet silencieux des politiques publiques en faveur de l’éducation des filles et de l’alphabétisation pour tous. Elles rappellent que l’éducation, loin d’être un privilège, devient au Togo une promesse partagée, intergénérationnelle et inclusive.
Le CEPD 2025 ne sera pas seulement un rendez-vous académique. Il aura aussi été le théâtre d’un récit national porté par des femmes qui osent apprendre, quel que soit leur âge. Une leçon d’audace et de transformation sociale.
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