Le Réseau Ouest Africain pour la Paix et les Droits de l’Homme (ROAPDH) salue une décision historique prise par les chefs d’État-major des armées des pays membres de la CEDEAO. Réunis le 25 août 2025 à Abuja, ils ont validé le budget et les effectifs de la future force régionale de réaction rapide, qui devrait compter quelque 260 000 soldats. Cette évolution intervient dans un contexte de montée des menaces sécuritaires au Sahel et dans l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest.
« Cette décision, tant attendue dans un contexte où les États membres essuient les affres du terrorisme, constitue un signal fort et une étape majeure dans la lutte contre l’insécurité et les violences qui minent notre sous-région », souligne Koudjovi Gadje, président du ROAPDH, dans un communiqué rendu public.
Le réseau voit dans cette initiative la traduction de la volonté politique des États de renforcer leur coopération militaire et sécuritaire face aux groupes terroristes, aux trafics transnationaux et au crime organisé. Pour l’organisation, cette force doit devenir un instrument décisif pour protéger les populations civiles, préserver l’intégrité territoriale des pays et restaurer la confiance dans les institutions régionales.
Tout en félicitant les dirigeants de la CEDEAO et les chefs d’État-major pour cette avancée, le ROAPDH appelle les ministres des Finances et de la Défense à définir rapidement les modalités de mise en œuvre de cette force afin de garantir son opérationnalisation dès 2026.
Le communiqué invite également les partenaires bilatéraux et multilatéraux à soutenir financièrement et techniquement cette initiative, jugée essentielle pour inverser la tendance sécuritaire dans la région.
« Puisse cette force régionale devenir un symbole d’unité, d’intégration, d’efficacité et d’espoir pour l’ensemble des peuples ouest-africains », conclut le texte.
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